Tous les drapeaux . XYZ
Les représentations de saints sont assez récurrentes dans les drapeaux. Leurs symbolismes peuvent être multiples, mais les principales significations, parfois cumulées, sont les suivantes :
• Il peut s’agir d'un simple rappel à la religion catholique.
• Il peut s'agir d'un saint natif de la région ou l'ayant évangélisé comme saint Fridolin pour le canton de Glaris en Suisse ou saint Étienne pour la Hongrie.
• Il peut s'agir d'une qualité ou du symbole attribué On trouve également des représentations allégoriques de vertus comme la justice ou la liberté.
• Il peut s'agir d'une protection demandée et sous laquelle se place le pays ou la région.
• Il peut s'agir de la reproduction d'une oeuvre d'art célèbre comme la Sainte-Face de Novgorod dans le kra¨de Penza.
Outre les saints, cette page contient des représentation du Christ ou d'autres figures bibliques rattachées à la religion catholique.
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Cette page fait partie d'une ensemble de page sur les représentations humaines dans les drapeaux. D'autres catégories (militaires, métiers, personnages célèbres...) sont accessible via le menu représentations humaines ci-dessus.
En ce qui concerne la religion catholique, ses autres symboles sont décrits sur la page dédiée aux religions.
Pour voir les drapeaux dans leur contexte d’origine, cliquez sur l’image.
Il s’agit de Saint Adalbert de Prague, né en 955 et mort en 997. En 993, il fonde la première abbaye bénédictine de Bohême, le monastère de Břevnov. Il part convertir la Prusse mais se heurte à une forte résistance des païens. Il se fait décapiter et sa tête est empalée. Il est canonisé en 999 et devient un des saints patrons de la Hongrie avec saint Étienne.
Saint Blaise (Sveti Vlaho à Dubrovnik, São Brás en Amérique latine) a vécu vers 300 ap. J.-C. en Arménie. Il a longtemps vécu en ermite, mais a également été médecin puis évêque de Sébaste ; il a été torturé et tué pour avoir refusé de renier sa foi.
Sa présence au Paraguay relève du patronage religieux et non d’un lien historique direct avec l’Amérique du Sud.
Saint Émeric de Hongrie, fils de saint Étienne, est né vers 1007 à Székesfehérvár. Son précepteur était saint Gérard, que l’on retrouve sur le drapeau du comitat de Bács-Kiskun. Très pieux, il est présenté par la tradition comme un modèle de chasteté princière. Il meurt en 1031, tué lors d’une chasse, probablement par un sanglier. Il est canonisé en 1083.
Sur le drapeau, Saint Émeric est représenté en robe verte. Il fait partie du trio de saints fondateurs de la Hongrie chrétienne avec saint Étienne (au centre) et saint Ladislas (non représenté).
Saint Émétère et Saint Chélidoine (Emeterio et Celedonio en espagnol) sont des martyrs chrétiens du IVe siècle. Soldats de l’armée romaine originaires de la péninsule Ibérique, ils refusèrent d’abjurer leur foi et furent exécutés lors des persécutions. Leurs reliques furent transférées à Santander au Moyen Âge, ce qui explique leur lien étroit avec la Cantabrie, dont ils sont devenus les saints patrons.
Saint Éric (ou saint Érik) fut roi de Suède sous le nom d’Éric IX de Suède, également appelé Éric le Saint. Il régna de 1156 à 1160. La tradition lui attribue l’organisation d’une expédition en Finlande afin d’y renforcer la christianisation, bien que cet épisode repose surtout sur des sources hagiographiques postérieures.
Saint Éric est représenté avec ses attributs royaux, la couronne et l'orbe.
Saint Étienne, encore appelé Étienne Ier, est le premier roi chrétien de Hongrie. C’est lui qui évangélisa le pays. Il régna de 1001 à 1038, unifia le royaume et le défendit contre les attaques des Polonais et du Saint-Empire romain germanique. Il fut canonisé en 1083 et est aujourd’hui considéré comme le saint patron de la Hongrie.
Sur les drapeaux, Saint Étienne est représenté avec ses attributs royaux, notamment la couronne, le sceptre et parfois l’orbe, soulignant son rôle fondateur dans l’histoire de la Hongrie chrétienne.
Saint Fridolin de Säckingen, moine et missionnaire chrétien d’origine probablement irlandaise selon la tradition, est d’abord abbé de Saint-Hilaire à Poitiers. Il fonde ensuite une église et un monastère à Säckingen. Il évangélise la région du canton de Glaris, dont il devient le saint patron.
Sur le drapeau du canton de Glaris, il est représenté avec ses attributs de moine missionnaire, notamment un bâton de pèlerin et une bible.
Saint Georges (Saint George pour les Anglais) est un martyr chrétien mort en 303. Il est le plus souvent représenté terrassant un dragon, symbole de la victoire du bien sur le mal. On le retrouve fréquemment sur les drapeaux et armoiries de nombreuses régions de Russie et d’Europe orientale.
Selon les traditions locales, Saint Georges peut être représenté à cheval ou à pied, armé d’une lance ou d’une épée. Les deux derniers drapeaux nous en montrent une version à pieds.
Il s’agit de Saint Gérard de Csanád. Au cours d’une mission d’évangélisation qu’il menait avec deux autres évêques, il fut agressé par des païens. Il fut lapidé, achevé à coups de lance puis jeté du haut d’une colline dans le Danube.
On retrouve les éléments de son martyre sur le drapeau : la palme pour le martyre, la lance pour son exécution, la colline d’où il fut précipité (le Gellért-hegy, mont Gérard) et le Danube.
Alors qu’il s’apprêtait à traverser le Drammensfjord, Hallvard vit une femme enceinte poursuivie par trois hommes qui l’accusaient à tort de vol. Hallvard refusa de la leur livrer et proposa de payer l’amende si elle avait commis un acte répréhensible. Ils le tuèrent alors d’une flèche et battirent la femme à mort. Ils jetèrent ensuite son corps à l’eau, attaché à une pierre de meule.
Mais, selon la tradition, son corps refit surface et se mit à flotter, ce qui fut interprété comme un miracle. On retrouve sur le drapeau d’Oslo ses trois attributs iconographiques : la pierre de meule, la flèche et la femme qu’il tenta de protéger.
Il s’agit de Saint Jacques le Majeur, apôtre du Christ et saint patron de l’Espagne, dont le sanctuaire de Compostelle est l’un des plus grands lieux de pèlerinage du christianisme.
Saint Jacques est souvent représenté avec une coquille de pèlerin (cf. Saint-Jacques-de-Compostelle) et le rouleau de la Loi nouvelle. En Espagne, il est parfois représenté à cheval, armé d’une épée. Sur le drapeau de l’État de Querétaro au Mexique, il est aisément reconnaissable à son étendard orné d’une croix de saint Jacques.
Il s’agit de Saint Jean-Baptiste, prophète et prédicateur juif du Ier siècle, connu pour avoir baptisé Jésus dans le Jourdain et annoncé la venue du Christ.
Sur le drapeau du département d’Ayacucho au Pérou, Saint Jean-Baptiste est identifiable par l’iconographie religieuse qui lui est associée : l’agneau de Dieu portant l’étendard du Christ et le livre de l’Apocalypse, reconnaissable à ses sept sceaux.
Ces armoiries sont issues de la ville éponyme de San Juan Bautista (Saint Jean-Baptiste) dans le département.
Saint Jean le Guerrier, également appelé Saint Jean le Russe, a vécu entre 1690 et 1730. Soldat de l’armée du tsar, il fut capturé puis vendu en esclavage chez les Turcs. Selon la tradition, il guérissait les malades, secourait les égarés, sauvait les marins du naufrage et protégeait les innocents des jugements iniques.
Sur le drapeau, il est représenté en guerrier à cheval, armé d’une épée, rappelant son passé de soldat et sa figure de saint protecteur.
Il s’agit de Saint Louis, roi de France sous le nom de Louis IX, figure majeure de la monarchie capétienne et modèle du roi chrétien au XIIIe siècle.
Les armoiries de l’État de San Luis Potosí au Mexique sont des armes parlantes. L’État et la ville sont éponymes du saint.
Il s’agit de Saint Marc l’Évangéliste, l’un des quatre auteurs des Évangiles du Nouveau Testament et traditionnellement associé au symbole du lion.
Sur le drapeau de San Marcos (Saint Marc) au Guatemala, il n’est pas représenté en tant que personnage, mais par ses attributs iconographiques : l’Évangile selon Marc et le lion.
Il s’agit de Saint Nicolas de Myre, évêque du IVe siècle en Asie Mineure, figure majeure de la tradition chrétienne orientale et occidentale.
Saint Nicolas est traditionnellement représenté barbu, tenant un livre (Évangile ou Bible) à la main, avec deux médaillons de part et d’autre de la tête représentant le Christ et la Vierge Marie, selon l’iconographie byzantine.
Il s’agit de Saint Paul l’Apôtre, ancien persécuteur des chrétiens qui se convertit après une vision du Christ sur le chemin de Damas. Il devint un des principaux propagateurs du christianisme au Ier siècle et rédigea de nombreuses épîtres du Nouveau Testament.
Il est représenté traditionnellement avec un livre ou un rouleau (référence à ses écrits) et une épée, symbole de sa décapitation et de son rôle de défenseur de la foi.
Il s’agit de Sainte Ursule, princesse légendaire des Cornouailles au IIIe siècle, célèbre pour son pèlerinage et son martyre aux côtés de ses compagnes, connues sous le nom des « onze mille vierges » dans la tradition chrétienne.
Elle est représentée sur les armoiries et drapeaux par des flèches (symbolisant son martyre), un voile ou couronne princière, et parfois par des lampes ou flambeaux, référence à sa pureté et à la lumière chrétienne.
La Sainte Vierge, mère de Jésus-Christ dans la tradition chrétienne, est l’une des figures les plus représentées dans les drapeaux et armoiries religieuses à travers le monde. Elle incarne la pureté, la protection et la piété.
Sur les drapeaux, elle est représentée de différentes façons : assise sur un nuage tenant l’Enfant-Jésus, parfois agenouillée comme sur le drapeau de Fejér, ou simplement symbolisée par sa robe, comme dans certaines municipalités de Géorgie. On retrouve également des références à la dévotion locale, comme Notre-Dame de l’Assomption à Asunción ou à Aguascalientes.
Saint Étienne agenouillé présentant sa couronne, son épée et son sceptre sur un coussin rouge. Il les offre à la Sainte Vierge, assise sur un nuage et tenant l’Enfant-Jésus dans ses bras.
Lorsqu'elle est portée au ciel par des anges, elle est généralement appelée Notre-Dame de l'assomption.
Sa représentation sur le drapeau d'Asunción au Paraguay est parlante, son appelation et le nom du département sont éponymes.
Dans le drapeau du département de Cuscatlán, au Salvador, elle est représenté avec la grotte où elle est apparue.
La Vierge Marie est souvent représentée avec l'enfant jésus dans ses bras.
Dans les drapeaux des municipalités de Khobi et de de Zougdidi, en géorgie, la Sainte Vierge n'est représentée que par sa robe.
L'allégorie de la foi, ou la Sainte Foi, est généralement représentée sous la forme d'une femme vêtue d'une robe et d'un manteau, tenant une croix, un calice et souvent une bible. Cette figure symbolise la piété et la dévotion, en lien avec les représentations de la Sainte Vierge.
La Sainte-Face de Novgorod ou Mandylion est une icône russe actuellement dans la Galerie Tretiakov à Moscou mais provenant vraisemblablement de la région de Novgorod. Elle est datée de l’année 1191.
El Cristo Moreno (le Christ marron) est un Christ à la peau marron peinte par un esclave sur un mur qui aurait résister à un tremblement de terre; Il fait depuis l'objet une procession tous les ans au mois d'octobre au Pérou.
Les angelots (ou chérubins dans l’iconographie occidentale) sont des figures d’enfants ailés issues de la tradition chrétienne et de l’art de la Renaissance et du baroque. Ils ne représentent pas des anges au sens théologique strict, mais plutôt des symboles de pureté, d’innocence et de protection divine. Sur les drapeaux et armoiries, ils sont souvent utilisés comme figures de soutien (tenant un blason, une couronne ou des insignes royaux) ou comme ornement sacralisant le pouvoir politique.
Dans l’iconographie chrétienne, les anges sont des messagers de Dieu et des figures de protection. Contrairement aux angelots décoratifs, ils sont généralement représentés comme des êtres adultes ailés, parfois armés ou tenant des insignes de pouvoir. Sur les drapeaux et armoiries, ils symbolisent la protection divine, la légitimation religieuse du pouvoir ou le rôle de gardien du royaume ou de la cité.
Dans le cas de l’Empire d’Autriche-Hongrie, les anges soutiennent les armoiries impériales. À l’échelle locale, comme dans le comitat de Borsod-Abaúj-Zemplén ou dans l’État d’Aragua, l’ange joue souvent un rôle de protecteur tutélaire.
L'archange saint Michel (San Miguel en espagnol) est l’un des principaux archanges de la tradition chrétienne. Il est considéré comme le chef des armées célestes et le défenseur du peuple de Dieu.
Saint Michel est traditionnellement représenté avec des ailes, une épée ou une lance pour terrasser le démon, et parfois une balance servant à la pesée des âmes lors du Jugement dernier.
Joshua et Caleb sont des figures bibliques de l’Ancien Testament. À la demande de Moïse, douze hommes furent envoyés explorer le pays de Canaan. Joshua et Caleb rapportèrent notamment une grappe de raisin si grosse qu’elle dut être portée à deux sur une perche.
Alors que la majorité des éclaireurs décourageait le peuple en décrivant le pays comme imprenable, Joshua et Caleb furent les seuls à encourager les Hébreux à entrer en Terre promise. À cause du manque de foi du peuple, les Hébreux errèrent quarante ans dans le désert avant d’y parvenir.
Les moines sont parfois représentés sur des drapeaux ou armoiries pour rappeler l’histoire monastique d’un territoire, un ermitage local ou l’influence d’un ordre religieux dans la région. Ils sont généralement reconnaissables à leur robe de bure, leur capuche et parfois à un livre ou un bâton de pèlerin.
Sur le drapeau de Herm, le moine évoque la tradition érémitique de l’île et son passé religieux.
Les frères missionnaires rappellent l’évangélisation des territoires coloniaux, en particulier en Amérique latine. Ils sont généralement reconnaissables à leur habit religieux, parfois accompagnés de symboles de fondation (croix, mission, église).
Sur les armoiries de la Basse-Californie, le missionnaire évoque l’évangélisation de la région par les jésuites de la Compagnie de Jésus.